Bouger Un jour avec

Un jour avec des apiculteurs

Publié le 23/02/2022

Des ruches en pleine ville, c’est possible ?
Oh que oui ! La preuve avec Denis et Sylvie, apiculteurs amateurs à Villeurbanne.

« Pour les abeilles, la ville est plus accueillante que la campagne : il y a moins de pesticides, plus de diversité de fleurs et de plantes à butiner », explique Denis. 
Pour lui et pour Sylvie, tout a commencé en 2013 quand des abeilles s’installent spontanément dans leur composteur du quartier Grandclément, à Villeurbanne : « Ce sont les abeilles qui nous ont choisis ! » Depuis, ils accueillent des ruches et transmettent leurs connaissances d’apiculteurs urbains grâce à l’association Happyculteur. « On ouvre les ruches le moins possible », insiste Denis. Habillé d’une vareuse et de gants protecteurs, l’apiculteur s’approche et fumige la ruche grâce à son enfumoir : la fumée calme les abeilles.
L’ouverture doit être très rapide, moins de cinq minutes, pour éviter de refroidir la ruche de manière trop radicale.

Son quotidien ? Entretenir le site d’implantation, construire ou réparer les ruches, racheter ou non de nouvelles colonies... En effet, toutes les ruches ne survivent pas à l’hiver. En 2021, le taux de mortalité a été de 25% chez les abeilles. En cause : les pesticides, le varroa (un acarien parasite de l’abeille), le frelon asiatique, l’hypersélection... Pas de quoi pour autant décourager ces passionnés : « Nous posons un tabouret devant les ruches et nous regardons ce qu’il se passe. L’aspect contemplatif est important ! ». Quant aux récoltes éventuelles de miel, elles sont toujours modestes : « Nous ne vivons pas du miel, nous sommes plutôt à la recherche de races d’abeilles résistantes...»

Comment aider les abeilles en ville ?

Un simple pot de plantes mellifères sur le balcon ne suffit pas. Les abeilles ont besoin d’une grande quantité de fleurs et elles les trouveront dans les arbres. À Lyon, la fleur la plus abondante n’est autre que la fleur d’acacia.
Si vous avez la chance d’avoir un jardin, pensez à planter des espèces mellifères comme le tilleul.

À savoir

Au printemps, les abeilles essaiment. La reine et une partie des abeilles quittent la ruche pour former une nouvelle colonie. L’essaim s’installe temporairement dans un arbre tandis que les abeilles éclaireuses partent à la recherche d’un nouveau lieu de villégiature.
Si, comme pour Sylvie et Denis, un essaim trouve refuge chez vous, n’essayez pas de la chasser, mais appelez un apiculteur qui le récupérera.

Envie d’aller plus loin ?

Réservez un atelier d’initiation avec Denis et Sylvie à Villeurbanne, Bertrand à Dardilly, Camille dans le Pilat ou encore Nicole à Lyon sur le site wecandoo.fr.