Rencontre

Alex Ramires, l'humoriste lyonnais plein de panache

Publié le 28/09/2026

Panache : en avoir.. ou pas. C’est autour de cette interrogation que l'humoriste formé à Lyon développe un spectacle plein de bon sens, autour de l’estime de soi. Aussi drôle que piquant, Alex Ramires virevolte en long et en large sur la scène, sans jamais s’épargner ni s’économiser. Une véritable performance scénique, qui n’épargne pas nos zygomatiques. Rencontre.

Par Lisa Bron.

Enfant, étiez-vous, comme nous l’imaginons, le comique de la classe ?

Disons que je parlais beaucoup et que j’avais envie de m’exprimer ! Comme toujours ! (Rires) J’ai commencé le théâtre à 9 ans et la scène m’a immédiatement happée. J’allais voir jouer la troupe d’impro « La LILY » au Transbordeur et je rêvais de faire comme eux. Pendant mes études d’histoire de l’art à l’Université Lyon 2, je me suis inscrit comme membre de cette troupe et ce fut magique ! Lyon a été la ville qui m’a permis de naître en tant qu’artiste.

Racontez-nous votre première scène...

Je me suis incrusté dans la troupe lyonnaise « Les impros locos » et j’ai eu l’occasion de faire des spectacles à leur côté. Le collectif a monté un gala d’humour et j’ai eu le droit à un « seul en scène » de 10 minutes en novembre 2009. J’étais très stressé mais j’ai adoré ! La directrice du Complexe du Rire m’a ensuite programmé les mardis, les cafés-théâtres Les Tontons Flingueurs et Le Boui Boui ont suivi.

Lyon a été la ville qui m'a permis de naître en tant qu’artiste.

Puis c’est la Capitale qui vous fait de l’oeil : comment vous retrouvez-vous programmé au Théâtre des Blancs Manteaux ?

Après 8 années de comedy clubs à Lyon, j'ai décidé de tenter ma chance à Paris et je me suis produit dans les cafés-théâtres qui voulaient bien de moi, même si je n’étais pas un cadeau (rires). Le producteur de Jeff Panacloc m’a repéré et m’a expliqué qu’il fallait que je me dévoile davantage. J’ai décidé de parler de mon homosexualité dans un texte anticlichés. J’ai été immédiatement récompensé car le public a adhéré. Les spectateurs apprécient cette mise à nue et la vérité m’aide à avancer.

Cinéma, série, podcast, 10 ans après vos débuts, on vous voit partout !

Quand un seul en scène marche, cela confère une crédibilité en tant que comédien. J’ai fait l’acteur pour le film « Bonne Conduite » avec Laure Calamy, mais aussi du doublage pour l’animé « Jim Queen » (ce dernier fait un carton au box-office avec plus de 380 000 entrées depuis sa sortie en juin 2026, NDLR). J’ai adoré l’expérience des chroniques pour France 5 mais aussi les podcast imaginés pour Radio Nova.

Il y a un autre domaine dans lequel vous excellez : les réseaux sociaux ! Vos vidéos courtes, comme celle qui parodie le créateur Jacquemus, ont plus de 25 000 likes. Vous prenez plaisir à les créer ?

C’est très ludique, je n’ai jamais besoin de me forcer. C’est comme un labo de l’humour, on peut tester plein de choses. Dans le cas de la parodie de Jacquemus. J’ai pris une canette comme un sac à main et j’en ai fait un sketch ! C’est naturel chez moi ! (rires). Le monde de la mode, et son sérieux, me fascine. Certains de mes personnages issus des réseaux sociaux, comme Anto Nice l’influenceur élu Président de la république, sont présents dans mon nouveau spectacle.

Les gens cherchent toute leur vie l’endroit où ils sentent le mieux : moi, c’est la scène.

Après « Sensiblement viril », votre one man show « Panache » est-il une galerie de personnages ou un récit de vos expériences ?

Je parle autant de moi que de mes personnages. Le fil rouge est la confiance en soi. Je raconte que, parfois, je ne trouve pas le bon curseur. Certains jours, je me sens comme le roi du monde, d’autres, la pire des crottes ! Quand je raconte cela, je me sens vivant. Les gens cherchent toute leur vie l’endroit où ils se sentent le mieux : moi, c’est la scène.

Vous vous produisez le 10 octobre au Radiant. Qu’est-ce que cela vous fait de jouer à domicile ? Êtes-vous toujours aussi attaché à la ville ?

C’est un plaisir de dingue de se produire à Lyon ! Culturellement, la ville n’a rien à envier à Paris. Je compare souvent les deux villes de cette manière : si Paris était un appartement en colocation, nous serions 7 et il n’y aurait que 2 chambres. Si Lyon était un appartement en colocation, chacun aurait sa chambre. Tout est accessible et à taille humaine. Ce sera toujours ma ville.

Le carnet d’adresses d’Alex Ramires

Le Café 203
Je m’y rends dès que je suis à Lyon. Le restaurant ferme tard et le repas est toujours bon
et très efficace. C’est l’institution du quartier de l’Opéra !
9 RUE DU GARET, LYON 1 
Le Ninkasi
J’adore les pauses midi, à base de nuggets, au Ninkasi du coin. Il y a toujours une bonne
ambiance.
1 RUE DU PRESIDENT CARNOT, LYON 2
26 RUE DU SERGENT BERTHET, LYON 9
2 PLACE ANTONIN JUTARD, LYON 3
Komé
J’ai eu la grande surprise de découvrir des sushis sur un tapis flottant, lors de ma
dernière venue à Lyon ! C’est surprenant mais ça vaut le détour.
4 RUE LANTERNE, LYON 1
Le Grand Hôtel-Dieu
Je suis très curieux d’aller passer plus de temps au sein de l’Hôtel Dieu, pour faire du
shopping notamment. Je trouve que la reconversion des lieux est très réussie.
1 PLACE DE L'HÔPITAL, LYON 2
La librairie Expérience
J’ai découvert cette adresse grâce à Diglee, une illustratrice lyonnaise, qui a dédicacé
ses BD là-bas ! J’adore les romans graphiques, j’en lis énormément.
5 PLACE ANTONIN PONCET, LYON 2
Le cinéma Comœdia
Ses salles de projections sont des pépites. Le cinéma diffuse toujours des premiers films
d’auteur, pour pas cher, dans une ambiance conviviale.
13 AVENUE BERTHELOT, LYON 7
Les Pentes de la Croix-Rousse
Rien à faire : c’est mon quartier préféré. Celui dans lequel je vivais, celui qui a abrité mes
premiers sketchs. Les rues piétonnes sont très agréables et je ne me lasse jamais de
flâner dans les cafés et les boutiques.