Shopping Il était une fois

Jeu, set et match

La raquette Pure Aero de Babolat : petite histoire d’un coup gagnant né à Lyon.

Les Lyonnais de Babolat vont-ils remporter leur 21e titre en Grand Chelem dans la main gauche de Rafael Nadal ? Réponse le 13 juin sur le court central de Roland-Garros. D’ici là, les fans de tennis et les aficionados du joueur pourront toujours échanger quelques balles en utilisant la raquette du champion espagnol : la Pure Aero Rafa. Imaginée dans le laboratoire R&D de l’équipementier lyonnais, la raquette a d’abord fait son show lors de la finale victorieuse de Roland-Garros, en 2020. Presque 150 ans après les premiers pas de Babolat sur un court, elle vient de sortir dans une flamboyante version grand public, jaune, violette et orange...

L’histoire commence en 1875. Le mot végan n’existe pas encore et les établissements Babolat & Monnier sont des champions pour transformer le boyau naturel en enveloppe de charcuterie, fils chirurgicaux ou cordes harmoniques de musique. Le tennis moderne en est à ses balbutiements et Pierre Babolat invente les premières cordes pour raquettes en boyau naturel, de mouton puis de vache.

À savoir
249 km/h, c’est le record de vitesse au service détenu par le tennisman américain Andy Roddick avec sa raquette Pure Drive et son cordage hybride Pro Hurricane Tour & VS.
www.babolat.com

Premier de cordée

En 1925, son fils Albert perfectionne le produit et crée le cordage VS. Toujours considéré comme l’un des meilleurs du monde, il accompagne l’épopée de Suzanne Lenglen et des fameux « mousquetaires » : Jean Borotra, Jacques Brugnon, René Lacoste et Henri Cochet.

Dans les années 1950, Babolat fait le break et développe des cordages synthétiques fabriqués à Corbas, puis des grips et même un vernis de protection pour le cordage en boyau, ce qui lui vaut d’introduire le verbe « baboliser » dans les vestiaires des sixties.

Partenaire de jeu des plus grands, la marque accompagne dans les années 1980 toutes les stars de la discipline : Björn Borg, Arthur Ashe, Martina Navratilova, Jimmy Connors, John Newcombe… puis Yannick Noah qui remporte Roland-Garros en 1983 face à Mats Wilander, lui aussi équipé d’un cordage Babolat !

Dans les années 1990, la firme familiale lance la conception des cadres de tennis afin de proposer une raquette complète : la Pure Drive. Aperçue dans les tournois et sur les terrains de tennis du monde entier, elle est aujourd’hui la raquette la plus vendue au monde !

La décennie suivante marque l’arrivée d’Éric Babolat et le lancement des balles, du textile, des chaussures de tennis, d’une raquette connectée et du déménagement de l’entreprise de Gerland à Vaise. Là, elle s’est créé un véritable camp de base Europe au service du tennis, du badminton mais aussi du padel, nouvelle discipline qui compte parmi ses adeptes un certain... Rafael Nadal.